Les Beatles : alcool, misère, fromage et oignons

Le 22 octobre dernier, Paul McCartney offrait un concert résolument nostalgique devant deux mille cinq cents Parisiens qui s’étaient tapés l’attente de sept heures sur le boulevard des Capucines dans l’espoir d’obtenir une place et l’accès à l’Olympia pour voir et entendre le prestigieux musicien. L’auteur-compositeur aurait, semble-t-il, offert un excellent concert dans une atmosphère très relax et a très facilement conquis la foule en assénant, un après les autres, les succès qui ont fait sa renommée et assis sa réputation d’auteur-compositeur de talent au sein d’un certain quatuor britannique pendant une bonne partie des années 60.

La véritable motivation derrère ce concert unique – il n’y a rien de gratuit en ce bas monde – est le lancement d’un triple-DVD retraçant sa carrière solo et l’occasion aussi d’exploiter le catalogue McCartney (toujours chez EMI), alors que l’Anglais vient tout juste de signer un lucratif contrat avec Hear Music, le label lancé par l’enseigne de cafés Starbucks Coffee.

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Pour les fans des Beatles, toute les raisons sont bonnes pour discuter musique et relancer des conversations éternelles sur la mythique entourant le célèbre groupe. Et ça provoque chez moi une impression étrange d’écoeurement et en même temps de respect pour le vieux musicien, bien que Paul arrive difficilement à proposer du matériel franchement original depuis quelques années. Je pourrais, par le biais de L’Homme Scalp, offrir des pièces inédites et des interprétations rares de l’oeuvre du Fab Four, et ce dans toutes les langues et tous les idiomes musicaux imaginables. Au risque toutefois de voir poindre chez vous une certaine lassitude, ce qui me désolerait au plus haut point. Mais je suis ambivalent sur la question.

Parce que force m’est d’admettre que le catalogue des Beatles mérite d’être visité de temps en temps et que les interprétations qui en ont été tirées par les would-be-wanna-be-stars-en-devenir qu’ils ont influencés sont parfois plus qu’intéressantes, voire carrément fascinantes tant elles font l’objet de triturations et de manipulations parfois douteuses ou carrément géniales par moment. J’en ai ramassé plusieurs centaines… faut-il les publier dans le blog de L’Homme Scalp?

En attendant le jour béni (peut-être n’arrivera-t-il jamais) où je prendrai une décision éclairée sur la question, en voici quelques unes pas piquées des vers:

 

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Bonzo Dog Doo Dah Band – Give Booze A Chance [Télécharger]
– The Complete BBC Recordings: Aussi connus sous les noms ‘The Bonzo Dog Band’, ‘The Bonzo Dog Dada Band’ et – tant qu’à y être – ‘The Bonzos’, le groupe a été créé par une bande d’étudiants en arts; il combinait des éléments de music hall, de jazz traditionnel, de rock psychédélique et de musique d’avant-garde. Les Bonzos ont attiré l’attention du grand public britannique avec une émission de télévision destinée aux enfants ‘Do Not Adjust Your Set’ qui a aussi permis de voir apparaître pour la première fois plusieurs membres du futur Monthy Pythons Flying Circus (Eric Idle, Terry Jones, Michael Palin). Ça me rappelle la belle époque de l’émission jeunesse La Fricassée présentée à Radio-Canada dans les années 70 avec Claude Meunier et sa pépinière de talents absurdistes.

Goldie Hawn – A Hard Day’s Night [Télécharger]
– George Martin: In My Life : John Lennon aurait-il accepté que son classique soit magané avec autant d’aplomb par la comédienne américaine? On peut se le demander. La chanson est présentée ici à la manière ‘crooner’ par la non-chanteuse-en-devenir qui se permet même une illustration sonore un peu cheap de la phrase ‘I should be sleeping like a log’. Attention, risque d’intoxication très rapide: certains en sont venus à s’enfermer dans une automobile avec le tuyau de gaz à l’intérieur plutôt que d’entendre cette horreur une deuxième fois.

 

 

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Tony Hendra – Magical Misery Tour [Télécharger]
– National Lampoon Radio Dinner : La parodie a été réalisée par National Lampoon en 1972; les comédiens se sont inspirés de la chanson ‘God’ sur l’album du Plastic Ono Band dans laquelle John déclarait « ne plus croire aux Beatles » et que « le rêve est terminé« . Le personnificateur de Lennon, Tony Hendra, jouait entre autres le gérant de tournée du groupe Spinal Tap dans le film du même nom. Le contenu du texte de Magical Misery Tour reprend essentiellement les meilleures citations d’une célèbre entrevue accordée par Lennon à Jann Wenner du magazine Rolling Stone au cours de laquelle Beatle John s’est distingué par une attitude cynique, amère, défiante et totalement dépourvue d’humilité.

 

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The Rutles – Cheese and Onions [Télécharger]
– The Rutles Soundtrack : Bande sonore d’un téléfilm intitulé All You Need Is Cash, l’album contient 14 des meilleurs pastiches de l’oeuvre des Fab Four. Les références sont TRÈS EXPLICITES et l’amateur des Beatles y trouve son compte (titres, paroles, mélodies et structure des chansons). Eric Idle y est crédité comme chanteur, alors qu’en réalité il ne fait que post-synchroniser le travail initial de Ollie Halsall. Idle et Neil Innes (des Bonzo Dog Band) sont les grands cerveaux derrière le groupe fictif à l’origine du fameux ‘mockumentary’. Une suite intitulée ‘The Rutles 2: Can’t Buy Me Lunch’ a été publiée en 2002.

2 thoughts on “Les Beatles : alcool, misère, fromage et oignons

  1. Salut Homme!

    Ah! Les Beatles demeure mon groupe préféré de tous les temps… Moi aussi je n’ose en mettre sur mon blog… qui ne les a pas entendu… moi aussi, j’aime compiler les covers des Beatles, je ne les compte plus. Un jour peut-être ne laisserai-je aller comme toi et en dépoussièrer quelques-unes.

  2. Tu dois posséder un bon paquet de versions québécoises… (les Baronets, les Sinners?) On verra bien ce que je vais décider de faire. J’ai vraiment beaucoup de stock sur les Beatles.
    J’aime bien la chanteuse asiatique Wing qui fait des versions stupéfiantes!

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