Pas plus de détails pour le moment

smbriefcast.jpg

Rien de tel que la lecture du Journal de Québec pour bien entamer la journée. À preuve, regardez-moi ceci:

Sadomasochisme
La séance a mal tourné

Une Montréalaise de 39 ans est morte samedi soir après s’être rendue chez un résidant d’un quartier cossu de Saint-Bruno pour une séance de sadomasochisme qui aurait mal tourné. Selon les premiers éléments d’enquête policière, elle* se livrait à des pratiques sexuelles particulières avec le résidant du très chic «Sommet Trinité» lorsque son décès est survenu, vers 19h30. «Ils se seraient adonnés à des pratiques sexuelles hors du commun. Nous avons saisi plusieurs objets qui s’apparentent à des articles de torture, mais nous ne donnerons pas plus de détails pour le moment», a expliqué l’agent Martin Simard, de la police de Longueuil.

Bon. J’ai déjà la musique pour accompagner la suite des choses.

Bonne journée.

* 080306 – à la demande d’une amie de la jeune femme, j’ai décidé de ne plus afficher son identité (et ainsi modifié le texte paru dans la Presse). Les règles du Web sont claires; en tout respect et à la première plainte, on opère. Mes salutations à la personne qui s’est manifesté et je l’invite à ré-écrire.


Tom Lehrer – The Masochism Tango [Télécharger]




AJOUT 9 JANVIER 2009: Alors que mon informatrice s’inquiétait qu’on révèle l’identité de la victime (en effet, ce n’était pas pertinent), voilà que l’affaire semble ressortir dans les médias. Je dirais qu’on tente surtout de protéger l’identité de l’homme adepte de pratiques sadomasochistes! S’agirait-il de quelqu’un de connu? Lisez…

Pratique sexuelle mortelle
Daniel Renaud Journal de Montréal
09/01/2009 08h59

Un important débat sur les pratiques sexuelles et le consentement se dessine au palais de justice de Longueuil où un homme a été accusé hier du meurtre au second degré d’une femme survenu en pleins ébats sadomasochistes. Une ordonnance de non-publication nous empêche de dévoiler les faits et les noms des personnes impliquées, même celui de l’accusé, une procédure plutôt exceptionnelle (voir autre texte). On peut cependant écrire que l’homme de 41 ans a été arrêté hier matin à son domicile de Longueuil, après une enquête de plus de dix mois. Visiblement démoli, il a été accusé de meurtre non prémédité avant d’être libéré sous plusieurs conditions. Il doit revenir en cour le 21 mars prochain pour son enquête préliminaire.

On le soupçonne d’avoir provoqué la mort d’une femme de 39 ans alors que tous deux s’adonnaient à une pratique sexuelle consentante de type sadomasochiste dans le sous-sol d’une résidence de Saint-Bruno-de-Montarville, le 22 février dernier. Hier, les avocats ont dévoilé une infime partie de la preuve qui sera présentée et déjà tout porte à croire que cette cause fera jurisprudence et sera le centre d’un important débat sur les pratiques sexuelles et sur la limite jusqu’à laquelle deux personnes, mêmes consentantes, peuvent aller. «Le consentement n’est pas toujours une défense. En droit, on n’est pas en mesure de consentir à l’avance de se faire blesser ou tuer», explique le criminaliste Robert LaHaye, qui a défendu le club échangiste L’Orage de Montréal et a été au centre d’une cause sur les danses contacts. «En revanche, la Couronne aura le fardeau de prouver l’intention criminelle», ajoute l’avocat.

«C’est un accident bête», affirme pour sa part Patrick, employé dans un commerce d’articles fétichistes de Montréal. «Il y a toujours un danger inhérent aux pratiques et cela dépend de jusqu’où les gens vont. Il y a des règles de base à respecter. Il n’a tué personne, il a fait un geste dangereux et c’est de la négligence», termine Patrick, selon qui cette affaire va cependant inciter les amateurs de fétichisme à redoubler de prudence.


Tant qu’à y être, la suite est aussi intéressante.

L’accusé doit rester anonyme, tranche la juge
Daniel Renaud Journal de Montréal
09/01/2009 09h00

Une juge a rendu une décision aussi rare que controversée hier au palais de justice de Longueuil : elle a interdit la publication du nom d’un homme accusé de meurtre. Retour au texte principal À la demande des avocats de la Couronne et de la défense, la juge France Charbonneau de la Cour du Québec a émis une ordonnance de non-publication sur les faits menant au décès d’une femme de 39 ans en pleine séance de sadomasochisme en février 2008, sur son identité et, étonnamment, sur le nom de son présumé meurtrier, un homme de 41 ans accusé hier.

«Je ne crois pas que cette ordonnance soit justifiée. Si la juge tenait absolument à la rendre, au minimum, elle aurait dû accorder au Journal la permission de relater les faits», explique l’avocat Mark Bantey, spécialiste des médias. «Je comprends que l’on veuille protéger la famille de l’accusé, mais la jurisprudence est constante à l’effet que l’on puisse l’identifier dans de telles circonstances», ajoute l’avocat. «Si les juges commencent à émettre des ordonnances de non-publication pour protéger les familles des accusés, cela m’inquiète», renchérit le président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, François Bourque. «On comprend qu’il puisse y avoir des exceptions, mais ce cas-ci me semble abusif. C’est important que la justice soit rendue de façon transparente et que le public ait le droit à l’information», conclut le président de la FPJQ.

Pas de gêne, là. Commentez.