MPA 016 – Julie et son daddy

Un autre soir magique de concert improbable : le batteur Steve Arguëlles et ses potes du groupe The Recyclers se produisaient au Palais Montcalm pour notre ‘enjoiement personnel!’ Le groupe venait tout juste de casser la baraque du bar-spectacle D’Auteuil (qu’est-ce qu’on s’ennuie!) en accompagnement de Katerine, alors que ce dernier incarnait avec brio son personnage de dandy fini. Mais ces temps sont finis, du moins pour les gens de ma génération. Ces moments deviennent de plus en plus rares dans Québec la tranquille. Those were the days, my friend…

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Arguëlles, très subtil, manipulait les peaux et les cymbales avec talent. Quel batteur extraordinaire, quelle finesse dans l’exécution. Cerise sur le sundae, le gars prend le micro pour le titre de la prochaine pièce et annonce à peu près ceci: « Marilyn Monroe la chantait: My Heart Belongs To Daddy« . Et j’ai vraiment adoré. Et je me suis dépêché de trouver la composition sous toutes ses formes par la suite.

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Tout le monde pense à la blonde et pulpeuse Marilyn, mais on oublie trop souvent une autre chanteuse, encore plus sulfureuse celle-là. Et Julie London a marqué la musique et l’imagination populaire tout autant avec des pochettes évocatrices, mais surtout une voix chaude hors du commun que les hommes de l’époque ne pouvaient ignorer. De son véritable nom Gayle Peck, la chanteuse a atteint le sommet de la célébrité dans les années 50 avec Cry Me A River, dont elle a été la première interprète.

Julie London – My Heart Belongs To Daddy [Télécharger]

Bon, tant qu’à y être, un karaoke de la madame! Oui, monsieur! On déguste.

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