Le chemin du moulin

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Déjà quelques jours que c’est commencé. Le 400ème anniversaire de la ville de Québec donne lieu à une foule d’activités et les chroniqueurs culturels ne savent plus où donner de la tête. Vous avez probablement entendu parler du Moulin à Images créé par Ex Machina. Je ne peux que vous recommander chaudement d’assister à la projection de 40 minutes sur les silos de la Bungee. C’est hautement impressionnant.

Ceci dit, il ne faut surtout pas demander aux journalistes de la région de faire leur travail et d’aller un petit peu plus loin. En quel cas, ils auraient écouté sur baladeur ou sur place l’extraordinaire musique composée, orchestrée et « mise en scène » par René Lussier. Et ils se seraient empressé, contrairement à certains reporters qui l’ont bêtement ignoré, de savoir qui il est. N’oubliez pas que le propre des grands, c’est de commettre de grandes choses ou… d’aller chercher les meilleurs. Et Robert Lepage a vraiment choisi celui qui a le plus d’expérience dans la composition et la scénarisation de la musique.

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René Lussier (à notre droite de Lepage sur la photo) compose et produit de la musique de films, pour le théâtre, la scène, et pour ses propres projets expérimentaux depuis plus de 30 ans, et a aussi publié récemment un album consacré à la « chanson simple et poétique » (Le prix du Bonheur) qui est un véritable petit bijou. L’oeuvre concoctée pour l’évènement Le Moulin à images vaut la peine d’être entendue dans le contexte, mais aussi pour ce qu’elle est. J’invite donc les auditeurs et lecteurs curieux à synthoniser la station de radio communautaire CKIA de Québec – tous les soirs à 22:00 sur la fréquence 88,3 FM – pour entendre la trame sonore du spectacle de Lepage, même s’ils ne sont pas sur place. C’est un contact direct avec un compositeur hors-pair, expressif et allumé qui risque de stimuler votre imagination. Fermez les yeux et écoutez la musique du Moulin à Images.

René Lussier – Le moulin à images (extrait) [Télécharger]

6 thoughts on “Le chemin du moulin

  1. Merci pour le fond du texte qui me donne le goût de me déplacer.

    Comme mes compétences en musique s’arrêtent à « l’Hôtel et la boisson pour oublier » de Réjean et Chantal MASSÉ, je m’occuperai de vous faire remarquer qu’il serait préférable d’utiliser les guillemets français dans un texte français, et de protéger la ligature de l’O, E dans l’O. Ce caractère n’est pas une option. Les ponctuations doubles sont toujours accompagnées d’une espace insécable devant, sauf pour ouvrir les guillemets. Voici_: _; _? _! _% _» «_ L’espace fixe sous MacOS, se fait avec OPTION-espace. Sous Windows, avec CTRL-ALT-espace. C’est essentiel à la survie de la Nation.

    Ainsi, — la “chanson simple et poétique” (Le prix du Bonheur) qui est un véritable petit bijou. L’oeuvre concoctée[…] — deviendrait :
    — la « chanson simple et poétique » (Le prix du Bonheur) qui est un véritable petit bijou. L’œuvre concoctée […] —

    Si ce qui précède n’est point clair, mon courriel est là pour éclaircir.

    Étonnamment, tout le reste est d’une suave perfection et j’ai de l’espoir. Donc, attention aux fausses notes typo.

    Merci encore.

  2. Je salue bien bas monsieur Jean Beaudoin, linguiste et grand pédagogue, qui livre ici une partie de son extraordinaire science. Et je le remercie, car les points abordés dans son homélie font partie des difficultés orthographiques qui m’assaillent lorsque vient le temps à L’Homme Scalp de s’élancer dans la sphère bloguienne.

    Je tiens à souligner cependant mon hésitation face à son entrée en matière, fort drôle au demeurant, qui laisse entendre qu’un amateur de Réjean et Chantal Massé ne connaît rien en musique. Rien de plus faux.

    Puis-je suggérer à Maître Beaudoin d’utiliser les services de http://www.mediafire.com/ pour m’envoyer une version numérisée de la chanson « l’Hôtel et la boisson pour oublier » afin que je m’en abreuve, moi aussi.

    Au plaisir, Jean.

  3. Il y a probablement un message caché dans cette dernière intervention. À moins qu’il ne faille la lire à l’envers! Attendez un peu:

    !erialupop einoomrah am tnelbmoc snoitalubirt sec setuoT ?

    Non, vraiment je ne saisis pas.

  4. Je me tords de rire. Quel magnifique moment d’internet ! Trois semaines plus tard et l’impact est surprenant de fraîcheur. Le plus important est que tous (mon paternel Jean, notre Homme Scalp national, deux de ses admirateurs et moi la lectrice tardive) y ont mis leur grain de sel sans lequel la sauce n’aurait pas pris. J’admets que les deux dernières répliques méritent une ovation. Merci !
    Mireille

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