5 gars en chemise noire

Les Charbonniers de l’Enfer ont présenté pour une dernière fois le spectacle de la tournée À La Grâce de Dieu au Petit Champlain hier soir. Michel Bordeleau, Michel Faubert, André Marchand, Jean-Claude Mirandette et Normand Miron ont dispersé encore une fois une énergie communicative, des chansons éternelles issues d’un répertoire qui, sans être géographiquement très éloigné, provient parfois du fond des âges.

Le tour de piste des 5 gars en chemise noire est devenu, au fil des ans, un train pas arrêtable, un concentré puissant, un exutoire rythmique et un coffre au trésor inépuisable de gros fun noir. Et pour les avoir vus à quelques reprises depuis la fondation de l’ensemble, personne ne peut leur résister. Les Charbonniers ont puisé dans le répertoire de leur 3 albums studio (en plus de souligner leur récente collaboration avec Gilles Vigneault) pour en ressortir la substantifique moelle, des pièces irrésistibles et surtout, un vocabulaire riche et mystérieux. J’ai toujours le goût de leur demander plus d’explications; en même temps j’aime ne pas savoir et laisser pénétrer dans mes oreilles la richesse phonétique de certaines de leurs propositions.

J’ai dit : wô wô wô Farondine
Tique taque Farlatine
J’ai dit : wô wô wô Farandon
La guillebon

Diguediguediguedin
caramor amaricain carama tourmor
Luré l’enfant tout ci tout ça
Sur la ligne du moulin
Sur la meule du moulin
Sanctour lourlour

Et je viens d’apprendre que Michel Bordeleau, André Marchand et Normand Miron comptent mettre en marche les Mononcles, un projet prometteur autour du répertoire traditionnel du début du XXe siècle, avec un zeste de swing. J’en ai déjà le petit oeil mouillé.

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