Increvable Neil Young

RETOUR sur le 1er décembre : J’ai pérégriné jusqu’au temple des Canadiens – l’ultime caveau « de la bonne bière » – pour avoir la chance de voir Neil Young en chair et en os. Le loner à la longue carrière et à la respectable longévité a livré une soirée rock de garage, avec des solos nourris de distorsion, et ce pendant deux longues heures devant un public gaga et béat d’admiration. J’étais moi-même soufflé par la prestation, tout ébahi d’avoir Neil à quelques mètres des yeux.

J’ai adoré entendre Everybody Knows This Is Nowhere, Hey Hey, My My, Rockin’ in the Free World, Cinnamon Girl ou Powderfinger. Et les immortelles Heart of Gold et Old Man qui ont accompagné mes premiers essais sur la 6-cordes. Il y a eu trop peu de répertoire country, mais je ne ferai pas la fine bouche. Young a offert un spectacle d’aréna (devant un public dont la jeunesse m’a étonné) et il fallait bien les brasser un peu. Et brassés, nous avons été (comme la bonne bière).

Merci Neil… et n’hésite pas à revenir, dans une petite salle (à 100 dollars du ticket) nous faire tes pièces de Nashville. Je serai là, la bouche ouverte. C’est sûr.

Neil Young – Everybody Knows This Is Nowhere [Télécharger]

2 thoughts on “Increvable Neil Young

  1. J’y étais!

    La scène: un vrai marché aux puces.
    Des projecteurs de cinéma géants. De gigantesques amplis à tubes du temps d’Hendrix « Magmatone ». Un ventilo années 40 derrière les deux choristes, cheveux au vent. Derrière eux, un peintre qui s’active tout le long du spectacle sur de toiles différentes. Un téléphone rouge clignotant. Le guitariste, le bassiste et Neil au centre de ce cercle, yeux fermés, concentré, totalement dedans, jusqu’à la fin du spectacle. Derrière, le batteur, dynamique, parfois martial. Derrière lui, un harmonium à 10 tuyaux, début 1900.

    Moments magiques:
    Neil assis à ce même harmonium pour nous chanter « Mother nature », nappé d’harmonica. On entendrait une mouche voler.

    « Hey hey my my » comme 2eme chanson: on entendrait tout l’insectarium revoler.
    Quel son d’ampli, gras à souhait! Un vrombissement plus que tribal. J’en ai les pilosités éparpillées.

    « Happy birthday Pegi! », chanté par tout le centre Bell, briquet et cellulaire au poing.

    « A Day in the life » des Coquerelles, en rappel: des crescendos vitaux et une lecture appropriée par un Neil très intense.

    Second rappel: Neil saisit les mailloches que Pegi lui tend, étudie le xylophone devant elle, hésite, lui rend les mailloches, ils se sourient et quittent la scène… sans interpréter de second rappel!

    « Comes a time », superbe en choeur…

    « Cinnamon girl », « Cortez » et les larmes des spectateurs, « Old man », lesnouvelles pieces de « Chrome Dreams » respectueusement encouragées par la foule…

    Une soirée de bonheur total.`

    À l’hôtel où je travaille, Neil séjournait: un serveur s’effondre en larmes devant lui en lui servant le petit déjeûner, trop ému il lui confie qu’il l’écoutait avec son père et que ces moments de complicité comptent pour beaucoup dans sa vie. Neil lui sourit, lui tape l’épaule et lui répond: « I know »…

    Quel dommage, Claude! Nous aurions pu nous croiser, avoir su… mais ce son de mâchoire pendanted’admiration, je suis sûr que c’était le tien!

    Cheers!

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