Les Coquerelles – Magical Mystery Tour

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Pour la petite histoire, rappelons les faits : Magical Mystery Tour est un album publié par les Beatles à la fin de 1967. Composé de 11 chansons, il devait servir entre autres à faire la promotion d’un film télévisé de 60 minutes qui devait être diffusé en Grande-Bretagne, aux États-Unis et partout dans le monde; les chansons se sont avérées très populaires, mais on ne peut en dire autant du film qui n’est pas arrivé à rencontrer l’approbation publique et critique. Il semblerait que les quatre Fabuleux avaient perdu, avec le décès de leur gérant Brian Epstein, un sens du jugement et un flair qui leur faisaient cruellement défaut.

S’il s’agissait d’un échec commercial (qui peut être certainement expliqué par une grande naïveté des producteurs en herbe), on peut tout de même constater à quel point l’entreprise a donné lieu à des chansons hors du commun et – encore une fois – à des expérimentations sonores plus qu’intéressantes. McCartney a pondu Penny Lane, Magical Mystery Tour, Fool on The Hill (encore des exemples de son grand sens mélodique), alors que Lennon poursuivait dans sa veine poético-créatrice et dans le sillon creusé par la consommation de drogue avec des pièces inoubliables, voire carrément explosives (I am The Walrus, Strawberry Fields Forever) qui ont littéralement fasciné la critique, les fans et (secrètement) de plus en plus de musiciens et de compositeurs qui y voyaient là des oeuvres sérieuses contenant autant de portes pour l’esprit que d’arrangements brillants.

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Et encore une fois, on constate une participation importante de Harrison (un peu moins de Ringo Starr) avec des compositions en solo (Blue Jay Way) et un apport certain aux arrangements collectifs (la magnifique et sous-évaluée Flying). Toutes ces belles trouvailles se sont bien sûr retrouvées ensuite sur des compilations et ont été généreusement réarrangées dans tous les styles, un peu partout dans le monde, parfois avec succès (Ambrosia, Hannover Harmonists, Frank Sidebottom, The Secret Machines, Dr. Zing) ou autrement avec des arrangements cheesy à la sauce psychédélique (n’oublions pas de profiter du phénomène hippie!) par Lord Sitar ou avec une troublante sincérité par un groupe d’enfants heureux de se perdre dans le vocabulaire étrange de la génération chevelue qui les précédait (les jeunes Claire, Simon, Maddie, Loo et Katie Robertson accompagnant une version jazzée du classique I am the Walrus).

Ma préférée : le montage de Flying par Frank Sidebottom et The Secret Machines

Ambrosia – Magical Mystery Tour
Corry Brokken & Bjork – Der Mann Den Ich Will, The Fool On The Hill (montage)
Frank Sidebottom & The Secret Machines – Flying (montage)
Lord Sitar – Blue Jay Way
Les Merseys – Ta mère ne sait pas / Your Mother Should Know
Freddy McCoy & The Robertson Family – I Am The Walrus (montage)
Les Intrigantes – Hello Goodbye
Signs, FR David, Sturgess & Anderson – Il est plus facile, Strawberry Fields Forever
Hannover Harmonists, Wilson Malone, Jalopy Five – Penny Lane (montage)
Dr. Zing – Baby You’re A Rich Man
Wing – All You Need is Love

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Les Coquerelles – 10 – Magical Mystery Tour

2 thoughts on “Les Coquerelles – Magical Mystery Tour

  1. Encore une superbe et ecclectique sélection; bravos Claude! Les Merseys, Les Intriguantes…oooouuuuais!

    Ce cher Lord Sitar… J’adore cet album. Je possède même le pressage « french canadian » intitulé…Psychédéliquement Vôtre. ehe Sa reprise de « I can see for miles » torche!

  2. J’ai oublié de mentionner que l’idée de mixage I Am The Walrus est de Jean-Philippe Boisbriand… il avait diffusé ça pendant l’émission Plaxmol à CKRL. Claire, Simon, Maddie, Loo et Katie Robertson sont convaincus en sivouplait!

    C

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