Americana : Gillian Welch et OCMS

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Le bluegrass et la musique old-time sont depuis toujours des styles musicaux privilégiés dans le coeur de l’Homme Scalp (merci du fond du coeur à l’ami Gaétan Jobin qui m’a refilé jadis ses albums de New Grass empêchant ainsi la contamination de mes jeunes oreilles par la musique plate des années 80). Quelle ne fut pas ma surprise et mon enchantement de constater, au début des années 2000, un engouement public de plus en plus fort pour le genre quand le film d’aventures O Brother, Where Art Thou? des réalisateurs Joel and Ethan Coen est apparu sur nos écrans. Et pour le simple plaisir d’agrémenter vos oreilles – celles-ci étant peut-être endolories par une exposition précoce à la musique de mauvaise qualité – je vous présente deux grands de la nouvelle musique country-folk alternative.

Tout d’abord, Gillian Welch. On dirait que la native de Los Angeles est en train à elle seule de secouer un peu le monde figé de la musique traditionnelle en reprenant à sa manière le folklore des Appalaches et les harmonies propres à la famille Carter, aux classiques de Nashville, tout en rendant hommage aux grands auteurs-compositeurs comme Bob Dylan, Neil Young ou Townes Van Zandt. Dites-moi que vous ne craquez pas sur cet exceptionnel duo avec Alison Krauss; elles reprennent I’ll Fly Away, une chanson religieuse traditionnelle de la fin des années 20.

 

Ensuite, Old Crow Medicine Show. Les musiciens de Nashville écument les salles de spectacles avec des chansons originales et un répertoire de standard blues et folk ou de pièces oubliées depuis la deuxième guerre mondiale. Kevin Hayes (Guitjo et voix), Ketch Secor (violon, harmonica, banjo et voix), Morgan Jahnig (contrebasse), Willie Watson (guitare, banjo et voix) et Gill Landry (guitare slide, banjo et voix) ont attiré l’attention avec des chansons qui parlent de lieux sordides, de prostitution, d’alcool et de drogues dures. Je vous avertis, c’est infectieux! Ils sont plus qu’excellents. Du folk old-time avec un énergie aussi communicative que les Rolling Stones. En apéritif, Gillian Welch les a invités sur scène pour reprendre The Weight, un classique du groupe The Band.

 

Old Crow Medicine Show a fait paraître les albums Eutaw (2001), OCMS (2004), Big Iron World (2006) tous couronnés de succès et produits par le guitariste David Rawlings. Ils ont accompagné et fait la première partie de Dolly Parton, ont été louangés par les principaux diffuseurs de musique country et ont impressionné à peu près tout le monde par leur mélange bien dosé de ce qui fait la force de l’Americana dans le grand imaginaire musical mondial : folk, blues, gospel, bluegrass et un peu de bon vieux rock and roll.

 

Pour tout vous dire, la maison et l’auto de L’Homme Scalp et de sa bien-aimée sont envahies par la nouvelle parution de OCMS. Et ça tourne rapidement à l’obsession. Le groupe s’est allié au légendaire Don Was, musicien de renom (Was Not Was) et producteur de grand talent (Bob Dylan, Bonnie Raitt, The Rolling Stones, Khaled) et vient de lancer TENNESSEE PUSHER. Contrairement aux puristes qui lèvent le nez sur cette association, je crois que leurs chansons sont plus solides et encore plus éclatantes. Don Was a simplement ajouté un peu de rondeur à leur son, mais l’énergie de base est exactement la même. Jugez-en par vous même et allez ramasser ça chez votre disquaire.

Old Crow Medicine Show – Alabama High Test [Télécharger]

Old Crow Medicine Show – Motel In Memphis [Télécharger]

Old Crow Medicine Show – Caroline [Télécharger]

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