L’autoroute s’en vient pas vite

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Voilà une chanson parfaitement obsédante. Totalement indélogeable, elle fait partie invariablement de ma culture musicale sans que je sache exactement pourquoi son compositeur et son interprète ont réussi à faire mouche. Et gare à vous, le texte est vraiment nul. Mais la pièce est un petit bonbon de culture pop, dans toute son insignifiance et sa complète simplicité.

Et nous avons affaire à un certain Donald Lautrec, acteur et chanteur né Donald Bourgeois le 13 juillet 1940 à Jonquière. La gars a fait 36 métiers depuis le début de sa carrière en 1957 (acrobate sur trampoline, éclairagiste, maître de cérémonie, garde du corps du chanteur Michel Louvain!), mais il est surtout devenu rapidement une grande vedette de la musique pop (Manon, viens danser le ska) avant de devenir l’interprète de la chanson officielle de l’Exposition Universelle de 1967 (Un jour, un jour), de reprendre en français un certain mégasuccès de Procol Harum (A Whiter Shade Of Pale traduit par Le jour du dernier jour), sans oublier les classiques Eloise et Hosannah.

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Les filles de l’époque trippaient très fort sur Lautrec (beau bonhomme, y’a pas à dire), alors qu’il apparaissait comme comédien dans plusieurs films québécois au contenu parfois assez douteux (Le Diable aime les bijoux, Deux femmes en or, Les Chats bottés, La Pomme, la Queue et les Pépins, Gina, Maria Chapdelaine). De mon côté, le choc vient plutôt de cette chanson : « Le mur derrière la grange », un texte de Luc Plamondon (non!) devenu un hit de l’année 1972. J’avais 9 ans. Faut croire que ça visse dans la tête à cet âge impressionnable.

Donald Lautrec – Le mur derrière la grange [Télécharger]




* Merci au photographe Gino Caron pour l’image de la grange. L’auteur du cliché ajoute les détails suivants :

« Cette photo a été prise au printemps 2007 à St-Donat-de-Rimouski. Le lendemain d’une nuit de grands vents d’hiver, une partie de la belle vieille grange dans le milieu du village s’est effondrée. J’en ai profité pour aller prendre quelques photos de celle-ci. Une semaine plus tard, le reste du toit est tombée et les débris ont été ramassés dans le courant de l’été suivant. »

4 thoughts on “L’autoroute s’en vient pas vite

  1. C’est bizarre, j’ai jamais entendu cette toune là avant aujourd’hui… Pourtant, j’avais 5 ans en 72, et je suppose qu’elle a pas joué juste une saison… M’enfin, merci encore pour tes découvertes!

  2. « Le diable aime les bijoux »,il me semble que c’était un film européen,non?(A ne pas confondre avec le film de Bunuel dans lequel jouait Daniel Pilon:riche époque!)

    Lautrec a tout de meme chanté du Michel Garneau.Il a aussi produit le premier Dionysos:eh be…

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