Chiffres, chiffres, chiffres…

engadget-firmware-2-calculatrice

Il faut le répéter encore une fois : Quel plaisir que celui de placer sur la table tournante un disque ramassé négligemment dans un marché aux puces et de découvrir qu’il s’agit d’un trésor fabuleux ! Il y a plusieurs années de cela, tout juste avant de procéder à la dégustation d’un bon verre de Ginger Ale chez des amis, je propose d’écouter ma toute dernière acquisition : JACQUES MICHEL – SOS. Je décide d’attaquer immédiatement la pièce «Horesco Referens». Tout de suite, c’est la fascination. La gueule ouverte. Quelle naïveté et en même temps, quelle audace ! Tapez-vous ça très fort, les amis !

Voilà ce que j’ai trouvé rapidement sur Jacques Michel, né sous le nom de Jacques Rodrigue.

«….La découverte de l’album « Blonde On Blonde » de Bob Dylan en 1966, puis un premier voyage à Greenwich Village, haut lieu du mouvement folk américain, transforment radicalement sa façon d’écrire et son approche globale de la chanson. À son retour, il s’oriente résolument vers l’écriture et rejoint bientôt la maison Apex pour laquelle il grave quelques titres, suivis d’un microsillon ‘enregistré en stéréophonie’ et jugé quelque peu avant-gardiste, sur lequel se retrouvent les traces de cette nouvelle sensibilité: pochette aux couleurs psychédéliques, mais aussi des titres intrigants comme les « 1ière lettre à Charlie », « 2ième lettre à Charlie » et « Fume ta marijuana ». Il délaisse alors le circuit des cabarets où il se produisait antérieurement.

Pendant qu’il concocte ses projets de longue haleine, Jacques Michel écrit aussi sur commande pour divers groupes yé-yé: les Délinquants, les Jeun’Airs et surtout les Lutins qui placent deux de ses compositions en tête des palmarès: « Monsieur le Robot » et « Roquet Belles Oreilles ». Jacques déménage bientôt ses pénates chez Jupiter où l’on grave un nouvel album ‘psychédélique’ suite logique du précédent. Simplement titré « Jacques Michel », on y trouve la continuation des lettres à Charlie, un nouveau titre prêtant à controverse « Les voyages forment la jeunesse » et une série de chansons d’influence dylanienne: « Je reviens de très loin », « Victor et moi », « Mon père et moi ». Devant le peu de succès de ces ouvrages où il s’est tant investi, l’auteur compositeur interprète songe sérieusement à réorienter sa carrière. Il se lance le défi suivant:  » J’écris encore deux chansons pour moi-même. Si aucune d’elle ne remporte le succès, je cesse de chanter et me consacre à l’écriture pour d’autres interprètes « . Son prochain essai a pour titre « Sur un dinosaure ». Le succès est tel que personne ne saura quelle était l’autre pièce qu’il gardait en réserve…»



S’agissait-il de Horesco Referens? L’album SOS a été réalisé en collaboration avec le chef d’orchestre Richard Grégoire en 1971 et demeure, à juste titre, une oeuvre achevée et très ambitieuse.

Un disque qui « sonne engagé » (comme le dirait François Pérusse !)



sos

Jacques Michel – Horesco Referens [Télécharger]

One thought on “Chiffres, chiffres, chiffres…

  1. Wow! WOW!!! Tout un titre déglingué! Merci pour la découverte. Ben non…….. j’ai pas encore ma copie de SOS. ; (

    J’aurais bien vu la décennie 70 débuter avec quelques collaborations entre Jacques Michel et Jean Fortier. Imagine… Tous deux avaient tant d’ambition!

Pas de gêne, là. Commentez.