Déchirer sa chemise

Des citoyens en colère de la ville de Québec ont manifesté leur grogne après le dépôt du dernier budget par le gouvernement Charest. Le mouvement populaire tire son origine d’une idée émise sur les ondes de la station CJMF (FM 93) selon laquelle les payeurs de taxes et travailleurs ordinaires sont des ‘cols rouges’ qui n’ont pas de représentants pour s’exprimer sur les tribunes médiatiques. Quelle ne fût pas ma surprise d’entendre la journaliste Lucie Fiset de Radio-Canada expliquer le plus sérieusement du monde que la manifestation était organisée par les CHEMISES ROUGES. Des citoyens ordinaires associés aux révolutionnaires italiens du 19ème siècle et aux manifestants qui veulent faire tomber le gouvernement thaïlandais !

Les Chemises Rouges (Camicie rosse, en italien) étaient des troupes de volontaires engagés, au XIXe siècle, à la suite du révolutionnaire Giuseppe Garibaldi pour la libération de territoires occupés par des puissances étrangères, ou pour l’unité de l’Italie.

Première chaîne – 12 avril 2010 – Lucie Fiset [Télécharger]

3 thoughts on “Déchirer sa chemise

  1. Les « cols rouges » sont, bien évidemment, une traduction des tristement célèbres « rednecks », tranche de la population du midwest américain aux valeurs (néo)conservatrices, souvent médisants, voire racistes. Eh oui, on n’y échappe pas, même à Québec…

  2. En effet, j’avais oublié de préciser. Merci Rémi. Je fais tout de même attention quand vient le temps de parler des « Américains » que les gens au Québec ont tendance à associer systématiquement aux états sudistes, alors que les États-Unis produisent des cerveaux brillants, aussi.

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