Baisse la tête, couillon! *

L’auteur-compositeur québécois Martin Léon racontait un jour comment il s’y était pris pour obtenir un stage en composition avec Ennio Morricone à Sienne en 1996. Je fus pris d’une pointe d’envie et je me suis longtemps demandé s’il avait retenu quelque chose de grand ou au moins tenté de capturer un peu de sa touche magique.

Le compositeur italien a écrit la musique pour des centaines et des centaines de films pendant plus d’un demi-siècle en ajoutant sa patte à d’authentiques chefs d’oeuvre (Bernardo Bertolucci, Pier Paolo Pasolini, Dario Argento, Marco Bellocchio, Sergio Leone), mais il a aussi transformé en films remarquables des productions qui auraient autrement tourné à l’échec.

Il était capable de produire autant des musiques expérimentales atonales que des arrangements pop ou du lounge jazz, en plus de réinventer carrément la musique pour les films western en ponctuant ses compositions d’éléments percussifs ou en intégrant des bruits, des sons et des voix inhabituelles.

02-ennio-morricone-4ed88820e1e51

Je viens tout juste de m’attarder à une compilation des grandes musiques de film de Morricone et, « si ce n’était de ce maudit orgueil qui me retient » (formule consacrée), le grand mélodiste et orchestrateur m’aurait transformé en robinet émotif. Des thèmes riches, des orchestrations brillantes, des moments de pure magie. Aussi bien partager ça avec vous.








*Dans le film de Serio Leone « Il était une fois la révolution », le personnage de James Coburn avertissait toujours quand il allait utiliser des explosifs. Selon que vous écoutiez le film en américain, il disait « Duck You, Sucker! », en italien « Giu la testa, coglione! » ou en français (de France) « Planque-toi, connard! »

Pas de gêne, là. Commentez.